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Calculateur gratuit

Calcul de l'indépendance financière

Le capital qui remplacerait votre revenu, l'année où vous l'atteindriez, et ce que change chaque point d'épargne en plus. Tout en euros d'aujourd'hui.

Le guide

Ce n'est pas votre salaire qui décide de la date

L'indépendance financière tient en une division : vos dépenses annuelles divisées par le taux auquel vous prélèverez votre capital. À 4 %, cela revient à multiplier par 25 — 25 200 € de dépenses annuelles demandent 630 000 €. Toutes les calculettes du sujet s'arrêtent là, et c'est dommage, parce que le nombre n'est pas la question intéressante.

La question intéressante est : quand ? Et la réponse ne dépend presque pas de votre revenu. Un ménage à 3 000 € qui épargne 900 € et un ménage à 6 000 € qui épargne 1 800 € ont le même taux d'épargne, 30 %, et la même date d'arrivée à vingt-neuf ans près. Le second vise un objectif deux fois plus gros, mais il l'atteint deux fois plus vite. Les deux effets s'annulent exactement.

Ce qui reste, une fois le revenu neutralisé, c'est le taux d'épargne — et il agit DEUX fois. Passer de 30 % à 40 % ajoute un tiers au versement mensuel, et retire en même temps un dixième aux dépenses, donc 90 000 € à l'objectif. Sur nos hypothèses, l'arrivée passe de 28,8 ans à 21,9 : sept années gagnées pour dix points. Passer de 40 à 50 en gagne encore cinq et demi. La table de cette page fait ce calcul sur VOS chiffres, et c'est la seule chose qu'elle ait d'utile à montrer.

Deux précautions, parce que l'arithmétique est propre et la vie ne l'est pas. La règle des 4 % vient d'une étude américaine de 1998 portant sur trente ans de retraite ; quelqu'un qui s'arrête à quarante ans en a cinquante devant lui, et la marge s'amincit. La même étude ne dit rien de l'impôt sur les retraits, qui dépend du pays et de l'enveloppe. Un taux de 3 % coûte un tiers d'objectif en plus et absorbe les deux.

Et une remarque qui vaut plus que le reste : un taux d'épargne de 50 % ne s'obtient jamais en coupant les dépenses de moitié. Il s'obtient en ne laissant pas les dépenses suivre le revenu — la seule décision de cette page, et elle se prend chaque fois que le salaire augmente.

Indépendance financière
Le moment où le revenu tiré de votre capital couvre vos dépenses, et où travailler devient un choix. Ce n'est pas la retraite : il n'y a ni âge, ni droit, ni pension — seulement un capital et un taux de retrait.
Taux de retrait
La part du capital que l'on prélève chaque année pour vivre. Les 4 % habituels viennent d'une étude américaine de 1998 sur un portefeuille moitié actions moitié obligations tenu trente ans : c'est une probabilité de ne pas être à court, pas une garantie, et elle ignore l'impôt.
Taux d'épargne
La part de votre revenu net que vous mettez de côté. C'est le seul chiffre de cette page qui décide vraiment de la date : à 10 %, il faut une vie entière ; à 50 %, une quinzaine d'années — et le montant du revenu n'y change presque rien.
Rendement réel
Ce qui reste du rendement une fois l'inflation retirée. Il se compose plutôt qu'il ne se soustrait : 6 % de rendement dans une inflation à 2 % ne font pas 4,00 % mais 3,92 %, et l'écart se paie en mois sur trente ans.

Les quatre leviers, du plus décisif au moins

  1. Le taux d'épargne

    De loin le premier. Dix points de plus retirent cinq à sept années, et l'effet ne faiblit pas en montant : c'est le seul levier qui agisse sur le versement et sur l'objectif à la fois.

  2. Le taux de retrait

    Le plus discret et le plus lourd. Passer de 4 % à 3 % multiplie l'objectif par 1,33 et ajoute une bonne dizaine d'années. C'est le prix de la prudence, et il se paie en temps.

  3. Le capital déjà là

    Il travaille sans vous, et son poids grandit avec les années. Dix ans d'avance sur un capital de départ valent davantage que dix points d'épargne trouvés à mi-parcours.

  4. Le rendement

    Celui qu'on cite en premier et qui se maîtrise le moins. Prenez le bas de la fourchette : une hypothèse optimiste ne se corrige qu'en découvrant, trop tard, qu'il manque cinq ans.

Avant de viser l'indépendance, deux choses valent d'être faites dans l'ordre : tenir une épargne de précaution, parce qu'un imprévu payé à crédit efface trois ans d'effort, et [faire le compte de ce que vous avez déjà](netWorth), parce qu'une projection ne vaut que par son point de départ. Ensuite seulement, la question du montant mensuel se pose utilement — et l'évolution d'un patrimoine réel ne ressemble jamais à la courbe lisse de cette page.

Un taux d'épargne se mesure, il ne s'estime pas

Ici, vous tapez ce que vous croyez mettre de côté. Patrice le constate : il tient votre patrimoine à jour, mois après mois, et l'écart entre l'épargne prévue et l'épargne réelle est la première chose qu'on y voit.

Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.

Questions fréquentes

Dépenses annuelles divisées par le taux de retrait annuel. À 4 %, cela revient à multiplier les dépenses par 25 : 2 100 € par mois, soit 25 200 € par an, demandent 630 000 €. À 3 %, le même train de vie demande 840 000 €. Cette page déduit vos dépenses de votre revenu moins votre épargne, pour que les deux chiffres restent cohérents entre eux.

C'est une référence, pas une garantie. Elle vient de l'étude Trinity (1998), qui a testé un portefeuille moitié actions moitié obligations sur des périodes de trente ans de l'histoire américaine, et a constaté qu'un retrait initial de 4 % indexé sur l'inflation avait presque toujours tenu. Trois limites : trente ans seulement, un seul marché, et aucun impôt. Pour une indépendance atteinte tôt, 3 % à 3,5 % est l'usage prudent, et cette page laisse le taux modifiable pour cette raison.

Parce qu'un revenu plus élevé augmente le versement mensuel ET l'objectif dans la même proportion, dès lors que le train de vie suit. Deux ménages qui épargnent 30 % de leur revenu arrivent à la même date, que ce revenu soit de 3 000 € ou de 6 000 €. Ce qui change tout, c'est l'écart entre ce qui rentre et ce qui sort — autrement dit le taux d'épargne, pas le salaire.

En euros d'aujourd'hui, partout. Le rendement employé est le rendement réel, c'est-à-dire net d'inflation, et l'objectif ne bouge donc pas dans le temps. C'est la seule présentation comparable à votre budget actuel. Le montant en euros courants — celui que votre relevé affichera — est rappelé sous le résultat : il est toujours plus grand, d'un tiers environ sur vingt-cinq ans à 2 % d'inflation.

L'arrivée recule. Cette page suppose que votre épargne mensuelle suit l'inflation — c'est ce qui permet de tout compter en euros d'aujourd'hui avec un versement constant. Si votre salaire stagne en euros courants pendant vingt ans, votre effort réel diminue chaque année, et la date annoncée ici est optimiste. Une revalorisation annuelle, même faible, suffit à retrouver l'hypothèse.

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