Épargne de précaution : combien et où la placer
Combien garder en épargne de précaution, sur quels supports, et comment articuler matelas de sécurité et construction patrimoniale.
Le capital qui remplacerait votre revenu, l'année où vous l'atteindriez, et ce que change chaque point d'épargne en plus. Tout en euros d'aujourd'hui.
Ce que vous prélèveriez chaque année. 4 % est la référence, 3 % la version prudente.
Une hypothèse, pas une promesse — 5 à 7 % pour une allocation longue
2 % est la cible de la Banque centrale européenne
Tout est calculé dans votre navigateur. Vos montants ne sont ni envoyés, ni enregistrés, ni partagés.
Renseignez votre revenu et votre épargne pour voir le capital qu'il vous faut.
Le capital qu'il vous faut
—
Le capital qui, prélevé au taux que vous retenez, couvrirait vos dépenses sans salaire.
Votre taux d'épargne
—
Vous vivez avec
—
Hors fiscalité du retrait, qui dépend du pays et de l'enveloppe. Rendement, inflation et taux de retrait sont des hypothèses saisies.
Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.
L'indépendance financière tient en une division : vos dépenses annuelles divisées par le taux auquel vous prélèverez votre capital. À 4 %, cela revient à multiplier par 25 — 25 200 € de dépenses annuelles demandent 630 000 €. Toutes les calculettes du sujet s'arrêtent là, et c'est dommage, parce que le nombre n'est pas la question intéressante.
La question intéressante est : quand ? Et la réponse ne dépend presque pas de votre revenu. Un ménage à 3 000 € qui épargne 900 € et un ménage à 6 000 € qui épargne 1 800 € ont le même taux d'épargne, 30 %, et la même date d'arrivée à vingt-neuf ans près. Le second vise un objectif deux fois plus gros, mais il l'atteint deux fois plus vite. Les deux effets s'annulent exactement.
Ce qui reste, une fois le revenu neutralisé, c'est le taux d'épargne — et il agit DEUX fois. Passer de 30 % à 40 % ajoute un tiers au versement mensuel, et retire en même temps un dixième aux dépenses, donc 90 000 € à l'objectif. Sur nos hypothèses, l'arrivée passe de 28,8 ans à 21,9 : sept années gagnées pour dix points. Passer de 40 à 50 en gagne encore cinq et demi. La table de cette page fait ce calcul sur VOS chiffres, et c'est la seule chose qu'elle ait d'utile à montrer.
Deux précautions, parce que l'arithmétique est propre et la vie ne l'est pas. La règle des 4 % vient d'une étude américaine de 1998 portant sur trente ans de retraite ; quelqu'un qui s'arrête à quarante ans en a cinquante devant lui, et la marge s'amincit. La même étude ne dit rien de l'impôt sur les retraits, qui dépend du pays et de l'enveloppe. Un taux de 3 % coûte un tiers d'objectif en plus et absorbe les deux.
Et une remarque qui vaut plus que le reste : un taux d'épargne de 50 % ne s'obtient jamais en coupant les dépenses de moitié. Il s'obtient en ne laissant pas les dépenses suivre le revenu — la seule décision de cette page, et elle se prend chaque fois que le salaire augmente.
De loin le premier. Dix points de plus retirent cinq à sept années, et l'effet ne faiblit pas en montant : c'est le seul levier qui agisse sur le versement et sur l'objectif à la fois.
Le plus discret et le plus lourd. Passer de 4 % à 3 % multiplie l'objectif par 1,33 et ajoute une bonne dizaine d'années. C'est le prix de la prudence, et il se paie en temps.
Il travaille sans vous, et son poids grandit avec les années. Dix ans d'avance sur un capital de départ valent davantage que dix points d'épargne trouvés à mi-parcours.
Celui qu'on cite en premier et qui se maîtrise le moins. Prenez le bas de la fourchette : une hypothèse optimiste ne se corrige qu'en découvrant, trop tard, qu'il manque cinq ans.
Avant de viser l'indépendance, deux choses valent d'être faites dans l'ordre : tenir une épargne de précaution, parce qu'un imprévu payé à crédit efface trois ans d'effort, et [faire le compte de ce que vous avez déjà](netWorth), parce qu'une projection ne vaut que par son point de départ. Ensuite seulement, la question du montant mensuel se pose utilement — et l'évolution d'un patrimoine réel ne ressemble jamais à la courbe lisse de cette page.
Ici, vous tapez ce que vous croyez mettre de côté. Patrice le constate : il tient votre patrimoine à jour, mois après mois, et l'écart entre l'épargne prévue et l'épargne réelle est la première chose qu'on y voit.
Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.
Combien garder en épargne de précaution, sur quels supports, et comment articuler matelas de sécurité et construction patrimoniale.
Comment simuler l'évolution de votre patrimoine sur 5, 10 ou 25 ans. Scénarios réalistes, intérêts composés et meilleure prise de décision.
Comment l'inflation affecte chaque type d'actif, pourquoi le rendement nominal est trompeur, et comment mesurer la performance réelle de son patrimoine.
Ce que vos versements deviennent, frais prélevés et inflation retirée.
Tous paysOuvrir l'outilPour un même effort d'épargne, le net en poche à la retraite selon l'enveloppe choisie.
Ouvrir l'outilTrois contrats côte à côte : ce que les frais emportent sur toute la durée.
Tous paysOuvrir l'outil