PER : ce que la déduction vous fait vraiment gagner
Le PER déduit vos versements de votre revenu imposable — mais l'impôt revient à la sortie. Ce que gagne réellement chaque tranche, et quand le blocage n'en vaut pas la peine.
Le capital que votre épargne aura constitué, et surtout ce qu'il verse chaque mois — en vivant des intérêts, en consommant le capital, ou à pouvoir d'achat constant. Chaque montant aussi en euros d'aujourd'hui.
Une hypothèse, pas une promesse — 4 à 6 % pour une allocation diversifiée
Plus prudent : on sécurise en approchant du départ
Pas votre espérance de vie : s'y arrêter, c'est une chance sur deux d'y survivre
2 % est la cible de la Banque centrale européenne
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Renseignez ce que vous mettez de côté pour connaître votre rente.
Capital à la retraite
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Le capital que votre épargne aura constitué au jour de votre départ.
Vous aurez versé
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Le rendement ajoute
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Ce que ce capital verse chaque mois
Trois manières d'en vivre. Elles ne versent pas la même chose, et ne laissent pas la même chose derrière elles.
Épargne personnelle seulement, hors pension de base et complémentaire. Rendement et inflation sont des hypothèses saisies.
Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.
Demandez à n'importe quel simulateur de retraite ce que vous aurez accumulé, il vous rendra un nombre à six chiffres. Ce nombre ne veut rien dire tant que vous ne savez pas deux choses : combien il verse par mois, et ce que ce mois-là achètera vraiment.
Commençons par la seconde, parce qu'elle est la plus brutale. À 2 % d'inflation — la cible de la banque centrale, donc l'hypothèse basse — un capital constitué dans vingt-quatre ans perd 38 % de son pouvoir d'achat en chemin. Les 400 000 € affichés en achètent 249 000 d'aujourd'hui. Ce n'est pas un détail de présentation : c'est la différence entre une retraite confortable et une retraite juste. C'est pourquoi chaque montant de cette page est rendu deux fois, et c'est la même mécanique que l'inflation applique à tout votre patrimoine.
Reste la première question : combien par mois. Il n'y a pas une réponse mais trois, et l'écart entre elles est considérable. Vivre des seuls intérêts ne touche jamais au capital : la rente est la plus faible, mais elle ne s'arrête jamais et vos enfants héritent de la totalité. Consommer le capital le vide à un âge que vous fixez : la rente peut doubler, et il ne reste rien — ni pour vous si vous dépassez cet âge, ni pour personne après.
La troisième est celle que presque personne ne calcule. Une rente plate de 1 800 € par mois pendant trente ans n'achète pas la même chose la première année et la dernière : à 2 % d'inflation, elle a perdu 45 % en route. La rente indexée démarre plus bas et croît chaque année, de sorte que le dernier versement achète autant que le premier. C'est la seule des trois qui tienne la promesse qu'on croit acheter en lisant « 1 800 € par mois ».
Un mot, enfin, sur l'âge de fin. Le réflexe est d'y mettre son espérance de vie — et c'est une erreur, parce qu'une espérance de vie est une moyenne : la moitié des gens la dépassent. Prévoir jusqu'à 95 ans coûte une rente plus faible ; prévoir jusqu'à 82 et vivre jusqu'à 92 coûte dix ans sans capital. Le prix de la prudence se paie une fois, celui de l'imprudence se paie à l'âge où l'on ne peut plus rien y faire.
PER, assurance vie, PEA, livrets : tout ce qui est destiné à la retraite, toutes enveloppes confondues. C'est la moitié du résultat — le capital de départ compose pendant toute la durée.
Le montant mensuel, versements programmés compris. À vingt ans d'horizon, 100 € de plus par mois pèsent lourd ; à cinq ans, beaucoup moins. L'horizon fait le travail, pas le montant.
Deux taux, pas un : celui de la phase d'épargne, et celui de la retraite — plus prudent, parce qu'on sécurise en approchant du départ. Restez modeste : un point de trop change tout, et personne ne le garantit.
Pas votre espérance de vie. Prenez large : c'est la seule variable dont l'erreur se découvre trop tard pour être corrigée.
Ce simulateur ne porte que sur votre épargne PERSONNELLE : la pension de base et la complémentaire s'y ajoutent, et votre relevé de carrière les estime bien mieux que nous ne le pourrions. Il ignore aussi la fiscalité des retraits, qui dépend de l'enveloppe — c'est précisément la question que tranche le PER face au PEA. Et il suppose un rendement constant, ce que les marchés ne sont pas : pour éprouver une trajectoire plutôt qu'une moyenne, simulez l'évolution de votre patrimoine, puis [faites le compte de ce que vous avez aujourd'hui](netWorth).
Ce simulateur part de deux montants saisis à la main. Patrice tient votre épargne réelle à jour — tous supports, tous comptes — et projette la suite à partir de ce que vous avez vraiment, pas de ce dont vous vous souvenez.
Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.
Le PER déduit vos versements de votre revenu imposable — mais l'impôt revient à la sortie. Ce que gagne réellement chaque tranche, et quand le blocage n'en vaut pas la peine.
Comment simuler l'évolution de votre patrimoine sur 5, 10 ou 25 ans. Scénarios réalistes, intérêts composés et meilleure prise de décision.
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