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Simulateur gratuit

Combien par mois à la retraite ?

Le capital que votre épargne aura constitué, et surtout ce qu'il verse chaque mois — en vivant des intérêts, en consommant le capital, ou à pouvoir d'achat constant. Chaque montant aussi en euros d'aujourd'hui.

Le guide

Un capital n'est pas une réponse

Demandez à n'importe quel simulateur de retraite ce que vous aurez accumulé, il vous rendra un nombre à six chiffres. Ce nombre ne veut rien dire tant que vous ne savez pas deux choses : combien il verse par mois, et ce que ce mois-là achètera vraiment.

Commençons par la seconde, parce qu'elle est la plus brutale. À 2 % d'inflation — la cible de la banque centrale, donc l'hypothèse basse — un capital constitué dans vingt-quatre ans perd 38 % de son pouvoir d'achat en chemin. Les 400 000 € affichés en achètent 249 000 d'aujourd'hui. Ce n'est pas un détail de présentation : c'est la différence entre une retraite confortable et une retraite juste. C'est pourquoi chaque montant de cette page est rendu deux fois, et c'est la même mécanique que l'inflation applique à tout votre patrimoine.

Reste la première question : combien par mois. Il n'y a pas une réponse mais trois, et l'écart entre elles est considérable. Vivre des seuls intérêts ne touche jamais au capital : la rente est la plus faible, mais elle ne s'arrête jamais et vos enfants héritent de la totalité. Consommer le capital le vide à un âge que vous fixez : la rente peut doubler, et il ne reste rien — ni pour vous si vous dépassez cet âge, ni pour personne après.

La troisième est celle que presque personne ne calcule. Une rente plate de 1 800 € par mois pendant trente ans n'achète pas la même chose la première année et la dernière : à 2 % d'inflation, elle a perdu 45 % en route. La rente indexée démarre plus bas et croît chaque année, de sorte que le dernier versement achète autant que le premier. C'est la seule des trois qui tienne la promesse qu'on croit acheter en lisant « 1 800 € par mois ».

Un mot, enfin, sur l'âge de fin. Le réflexe est d'y mettre son espérance de vie — et c'est une erreur, parce qu'une espérance de vie est une moyenne : la moitié des gens la dépassent. Prévoir jusqu'à 95 ans coûte une rente plus faible ; prévoir jusqu'à 82 et vivre jusqu'à 92 coûte dix ans sans capital. Le prix de la prudence se paie une fois, celui de l'imprudence se paie à l'âge où l'on ne peut plus rien y faire.

Prévoir jusqu'à
L'âge jusqu'auquel la rente doit tenir. Le retenir à son espérance de vie revient à jouer son grand âge à pile ou face : la moitié des gens la dépassent, et se retrouvent sans capital. D'où les 95 ans proposés par défaut.
Euros d'aujourd'hui
Ce que vaudra une somme future, ramenée à ce qu'elle achète maintenant. À 2 % d'inflation, 1 000 € dans vingt-quatre ans en achètent 621 : c'est le seul chiffre qu'on puisse comparer à son budget actuel.
Taux de retrait
La part du capital retirée chaque année. Vivre des seuls intérêts, c'est retirer exactement le rendement ; consommer le capital, c'est retirer davantage, et l'épuiser à terme.
Séquence des rendements
L'ordre dans lequel les bonnes et les mauvaises années arrivent. Deux retraites au même rendement moyen finissent très différemment si l'une essuie sa baisse au début : on retire alors d'un capital diminué, et il ne se refait pas.

Les quatre chiffres à rassembler

  1. Ce que vous avez déjà

    PER, assurance vie, PEA, livrets : tout ce qui est destiné à la retraite, toutes enveloppes confondues. C'est la moitié du résultat — le capital de départ compose pendant toute la durée.

  2. Ce que vous versez

    Le montant mensuel, versements programmés compris. À vingt ans d'horizon, 100 € de plus par mois pèsent lourd ; à cinq ans, beaucoup moins. L'horizon fait le travail, pas le montant.

  3. Vos hypothèses de rendement

    Deux taux, pas un : celui de la phase d'épargne, et celui de la retraite — plus prudent, parce qu'on sécurise en approchant du départ. Restez modeste : un point de trop change tout, et personne ne le garantit.

  4. L'âge jusqu'auquel prévoir

    Pas votre espérance de vie. Prenez large : c'est la seule variable dont l'erreur se découvre trop tard pour être corrigée.

Ce simulateur ne porte que sur votre épargne PERSONNELLE : la pension de base et la complémentaire s'y ajoutent, et votre relevé de carrière les estime bien mieux que nous ne le pourrions. Il ignore aussi la fiscalité des retraits, qui dépend de l'enveloppe — c'est précisément la question que tranche le PER face au PEA. Et il suppose un rendement constant, ce que les marchés ne sont pas : pour éprouver une trajectoire plutôt qu'une moyenne, simulez l'évolution de votre patrimoine, puis [faites le compte de ce que vous avez aujourd'hui](netWorth).

Une projection vaut ce que valent ses chiffres

Ce simulateur part de deux montants saisis à la main. Patrice tient votre épargne réelle à jour — tous supports, tous comptes — et projette la suite à partir de ce que vous avez vraiment, pas de ce dont vous vous souvenez.

Gratuit, sans carte bancaire. Vos données restent les vôtres.

Questions fréquentes

Non. Il ne porte que sur votre épargne personnelle — PER, assurance vie, PEA, livrets. La pension de base et la complémentaire s'y ajoutent, et votre relevé de carrière sur info-retraite.fr les estime à partir de vos trimestres réels, ce qu'aucun simulateur généraliste ne peut faire. Additionnez les deux pour avoir votre revenu de retraite complet.

Parce qu'une espérance de vie est une moyenne, et que la moitié des gens la dépassent. Caler son plan dessus revient à jouer son grand âge à pile ou face : si vous gagnez, vous passez vos dernières années sans capital. Prévoir large abaisse la rente de quelques centaines d'euros ; se tromper dans l'autre sens coûte des années entières. C'est aussi ce que règle l'option « vivre des intérêts », qui ne s'épuise jamais.

La rente plate verse le même montant chaque mois pendant toute la retraite. Comme les prix montent, elle achète de moins en moins : à 2 % d'inflation sur trente ans, le dernier versement achète 45 % de moins que le premier. La rente indexée démarre plus bas mais croît au rythme de l'inflation, de sorte que votre niveau de vie ne bouge pas. Les deux épuisent le capital au même âge.

Aucun n'est garanti, et c'est pourquoi le champ est à vous. À titre de repère, une allocation diversifiée sur longue période s'est située entre 4 et 6 % par an avant inflation, un fonds en euros nettement en dessous. Retenez plutôt le bas de la fourchette : une projection trop optimiste ne se corrige qu'en découvrant, à soixante ans, qu'il manque un tiers du capital.

Non, et c'est la limite honnête de ce simulateur. L'ordre dans lequel les bonnes et les mauvaises années arrivent compte autant que leur moyenne : deux retraites au même rendement moyen finissent très différemment si l'une essuie sa baisse dans ses premières années, parce qu'on retire alors d'un capital diminué et qu'il ne se refait pas. Traitez le résultat comme un ordre de grandeur, pas comme une prévision.

Non. Le calcul s'exécute entièrement dans votre navigateur, en JavaScript : ni votre âge, ni votre capital, ni vos versements ne quittent votre appareil. Rien n'est envoyé à un serveur, rien n'est enregistré, et fermer l'onglet efface tout. Vous n'avez ni compte à créer ni adresse à laisser.